Maladie d’Alzheimer : quelles sont les dernières découvertes ?

La maladie d’Alzheimer fait des millions de victimes à travers le monde. Ainsi, les chercheurs ne cessent de mener des études pour trouver le remède qui permet de la soigner. Leur travail semble porter leurs fruits. Les détails.

La TAU, une protéine responsable de la dégénérescence des neurones

Cette première découverte a eu lieu au laboratoire des maladies neurodégénératives de Fontenay-aux-Roses. Les chercheurs ont réussi à trouver le mode de progression de la maladie. Pour cela, ils ont collaboré avec l’INSERM et la Normale Sup. Leur association a permis de dévoiler comment les cellules nerveuses se détériorent au fil des années. D’après ces recherches sur la maladie d’Alzheimer, la protéine TAU les pénètre pour les détruire.

Ils ont travaillé sur des neurones de souris cultivés dans des boîtes de pétri. Ceux-ci ont été mis au contact de la protéine TAU (fabriquée par les chercheurs). Une fois la protéine à l’intérieur des cellules, elle modifie l’organisation des récepteurs de neurotransmetteurs (appelés glumates) et de la pompe Na+/K+. Grâce à l’observation de ces neurones de souris, ces scientifiques ont également constaté que la protéine, après avoir détruit une cellule, en détruit d’autres. Dans 5 ans à 10 ans, ils espèrent produire un médicament adapté aux patients, en utilisant ces résultats.

Les marqueurs génétiques favorisant l’Alzheimer

Les recherches sur la maladie d’Alzheimer suivantes ont été réalisées par les scientifiques de l’Institut Pasteur de Lille. Ces derniers ont trouvé des marqueurs génétiques (5 au total) indiquant la présence de la maladie dans le corps humain. Ils ont étudié le cas de 35 000 malades en comparant leur génome à celui de 59 000 personnes saines. Ils ont trouvé que certains marqueurs s’amassent dans des zones spécifiques du cerveau. Ils s’entassent dans les endroits où ont lieu les réactions métaboliques de la protéine TAU et de la protéine qui produit les peptides amyloïdes. Ces protéines sont déjà pointées du doigt et sont connues pour être responsables de la maladie. L’équipe de Jean-Charles Lambert compte produire le médicament capable de freiner ce mécanisme à partir de ces résultats.

Un traitement efficace sur des souris

Les Américains, de leur côté, œuvrent également pour découvrir le médicament approprié pour trouver un remède à cette maladie. Ils ont effectué des essais de traitement préventif sur des souris de laboratoire, un traitement couronné de succès. Le 21 août 2019, ils ont alors publié des résultats de leurs études dans Nature Communications.

Des travaux plus anciens ont déjà dévoilé que les microgliocytes comptent parmi les facteurs de cette pathologie. Les scientifiques sont partis de cette hypothèse pour mener leurs recherches. Ils ont également cherché le rôle des microglies dans la dégradation des neurones. À l’issue des recherches sur la maladie d’Alzheimer, ils ont découvert qu’en bloquant ces derniers, ils ont réussi à arrêter la formation de plaques bêta-amyloïdes. Ils ont également trouvé que les microgliocytes détruisent les plaques, et en les détruisant ils tuent également les gènes neuronaux. D’après le Professeur Kim Green de l’Université de Californie, un des scientifiques qui a participé à la recherche, le médicament qu’il souhaite produire permettra de viser certaines microglies.

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